Chapitre 18 de la Règle de St Benoit .Dans quel ordre dire les psaumes .(verset 20-25)

L’ordre de la psalmodie étant disposé ,tous les autres psaumes qui restent seront également répartis dans les sept vigiles de nuit.

 

  • La prière , un véritable travail

Pour St Benoit ,la ferveur se mesure à la quantité de psaumes psalmodiés.

Voila qui peut sembler étrange,à nous qui estimons que la qualité vaut mieux que la qualité .Serions nous devenus des gourmets de la prière ?

Comment prétendre que notre prière parvient à cette qualité ?La prière suppose un effort , un véritable travail.

La quantité est ,d’une certaine façon,l’ascèse propre de la prière. On ne peut  mesurer l’expérience de la prière qu’au nombre d’heures qu’on lui donne,aux veilles dans la nuit et le silence,et le paresseux ne deviendra jamais un homme de prière .

Dans ce chapitre ,St Benoit nous rappelle que la mollesse et la tiédeur ne vont pas de pair avec la vie monastique .

St Benoit insiste souvent ,car la tentation existe ,et qu’elle se cache sous les plus beaux prétextes .

Il faut avoir la simplicité de le reconnaître ,lorsque ce la nous arrive .

Nous ne sommes pas meilleurs que nos pères.

 

  • C’est la prière qui nous tient.

La mollesse nous guette avec le temps,traduit du latin “iners”.

Celui qui n’a pas d’art et par extension celui qui est incapable,inactif,oisif,stérile,fade,amorphe. Derrière ce mot ,l’idée qui se cache est de ne pas cultiver un art ,de se laisser-aller .

Nous faisons tous un jour ou l’autre l’expérience de la pesanteur de l’office ,de la vie monastique. Nous sommes alors tentés de baisser les bras ,de nous laisser aller ,de pratiquer le service minimum.

C’est un passage obligé,nécessaire dans toute expérience authentique de la prière .

Arrive alors ,ce moment ou nous n’y arrivons plus,cela est trop pour nous .

Si nous persévérons au jour le jour ,parfois minute après minute,nous pouvons alors presque toucher du doigt la grâce de dieu, à l’oeuvre dans notre vie.

dieu nous donne juste le courage minimum pour nous lever aux vigiles,prendre le psautier et ouvrir un oeil .

Nous expérimentons alors que ce n’est pas nous qui prions,mais que c’est la prière qui nous tient.

Cela est bien décrit par le pèlerin russe dans ses écrits .C’est la prière qui l’éveille ,qui le saisit ,qui le fait marcher sur de longues distances

Se laisser aller à la mollesse ,c’est s’interdire de vivre cette expérience là!

Dieu nous laisse alors à nos propres forces,ou plutôt à notre mollesse,à notre stérilité.

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