Chapitre 7 de la Règle de St Benoit .De l’humilité.le huitième degré.

  • Entrer en communion avec celui qui nous habite .

 

Ce degré est celui ou le moine ne fait rien qu’il n’y soit encouragé par la règle commune du monastère et les exemples des anciens.

Il peut faire illusion par sa simplicité et apparente facilité.

Rien de plus simple que de faire comme tout le monde. La difficulté consiste plutôt à éviter de faire comme tout le monde,pour affirmer la singularité de sa personnalité.

Le huitième degré de l’humilité est celui d’une découverte ,d’une expérience bouleversante.

Nul besoin de jouer un personnage ,de se donner des airs ,d’entretenir une image ,mais d’entrer en communion avec Celui qui nous habite au plus intime de nous mêmes.

Simplement en suivant la voie ouverte par les Anciens ,voila comment le pressentir.

 

  • La découverte de mon”moi” véritable.

“Communis monasterii regula”expression utilisée par St Benoit pour caractériser ce huitième degré ,qui nous renvoie au besoin fondamental que nous avons si souvent de nous distinguer,de sortir du lot .

Nous lions la plus part du temps ,la conscience de notre identité avec la conscience de ce qui nous différencie d’avec les autres .

C’est comme si nous étions plus nous mêmes en étant plus différents .

St Benoit ne nous demande pas,bien au contraire,de disparaître,de nous fondre dans le groupe ,il attend que nous prenions conscience de ce le fonde en vérité,sans s’appuyer sur de fausses fondations.

Le danger de toute existence,c’est qu’elle se réduise à l’identité de façade,à un ego sans consistance .Le risque est que nous disions”je”et “moi” en nous trompant de sujet .Tout ce qui nous traverse,qui nous habite est loin de nous définir .

Nous sommes infiniment plus que la somme de nos passions,de nos peurs ,de nos échecs et de nos réussites .

La découverte de ce”moi véritable” est lié à l’humilité,c’est à dire à la reconnaissance de ce qui est terreux en nous .

Apprenons à prendre nos distances avec ce monde intérieur,que nous serons alors capable de le considérer pour ce qu’il est :le matériau que la grâce doit façonner et transfigurer.

Je ne suis pas mes peurs.

Elles sont en moi,à moi de les reconnaître pour que s’ouvre un chemin de liberté.

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